Oui, le RGPD s’applique à votre site internet dès qu’il collecte des données personnelles : un formulaire de contact, une adresse e-mail, une statistique de visite ou un cookie. Pour une TPE, il ne s’agit pas de rédiger un document de plusieurs dizaines de pages, mais de respecter quelques obligations précises. Sans elles, votre site expose votre entreprise à des réclamations, et à des demandes de mise en conformité qui tombent souvent au pire moment.

Cet article fait le tour de ce qui concerne réellement un site vitrine, une boutique ou une page de prise de rendez-vous, sans jargon inutile. Je ne suis pas juriste : pour un cas particulier, la CNIL reste la référence, et un avocat peut vous répondre précisément.

Quelles obligations concernent réellement votre site ?

Trois éléments sont à prévoir sur presque tous les sites professionnels :

  • Les mentions légales : identité de l’entreprise, numéro SIREN, responsable de la publication, coordonnées et nom de l’hébergeur. Elles sont obligatoires pour tout site professionnel, RGPD ou pas.
  • La politique de confidentialité : quelles données vous collectez, pourquoi, combien de temps vous les conservez, et comment une personne peut demander l’accès, la correction ou la suppression de ses données.
  • Le consentement aux cookies : les cookies non essentiels (mesure d’audience, publicité, vidéos ou cartes intégrées) ne doivent être déposés qu’après l’accord de l’internaute.

Le registre des traitements, document interne, est allégé pour les petites structures. Il reste toutefois utile dès que vous traitez régulièrement des données de clients ou de prospects.

Votre formulaire de contact, un point souvent oublié

Chaque formulaire collecte des données : un nom, une adresse e-mail, parfois un numéro de téléphone. Quelques réflexes simples suffisent :

  • Ne demandez que les champs vraiment nécessaires. Un formulaire qui réclame une adresse postale pour une simple question est difficile à justifier.
  • Ajoutez une phrase courte sous le bouton d’envoi, avec un lien vers votre politique de confidentialité.
  • Fixez une durée de conservation raisonnable des messages, et respectez-la.

Le formulaire de contact est d’ailleurs inclus dès la formule Essentiel du site vitrine, à 890 €, ce qui permet de le penser dès le départ plutôt que de le corriger après coup.

Cookies : ce que la CNIL attend concrètement

Le bandeau de cookies est le point le plus contrôlé. Pour être conforme, il doit respecter quelques règles :

  • Aucune case pré-cochée : l’internaute doit agir pour accepter.
  • Un refus aussi simple que l’acceptation : un bouton « Tout refuser » au même niveau que « Tout accepter ».
  • Un blocage effectif : les outils non essentiels ne doivent rien déposer tant que l’internaute n’a pas accepté.

Certains outils de mesure d’audience peuvent fonctionner sans cookie ou avec une configuration allégée, mais le choix dépend de vos besoins. Ce sont des points à trancher avec votre développeur, en fonction de ce que vous voulez réellement savoir de vos visiteurs.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Copier une politique de confidentialité trouvée sur un autre site : elle ne décrit pas vos traitements et ne protège personne.
  • Oublier les services tiers : polices de caractères chargées depuis un serveur étranger, vidéos YouTube intégrées, widgets de réseaux sociaux. Ce sont autant de transferts de données à prendre en compte.
  • Laisser un formulaire sans information : le visiteur doit savoir à quoi serviront ses informations.
  • Ne rien prévoir pour les demandes de suppression : vous devez pouvoir répondre, dans un délai raisonnable, à une demande d’accès ou d’effacement.

Checklist en six points

  1. Mentions légales complètes et à jour, avec le nom de l’hébergeur.
  2. Politique de confidentialité rédigée pour votre activité.
  3. Formulaire limité aux champs utiles, avec un lien vers la politique.
  4. Bandeau cookies avec un refus aussi visible que l’acceptation.
  5. Liste des outils tiers (mesure, vidéos, polices, cartes) vérifiée.
  6. Une adresse e-mail dédiée aux demandes liées aux données personnelles.

Un site conforme n’est pas un site compliqué. C’est souvent un site sobre, qui ne collecte que ce dont il a réellement besoin.

Combien coûte la mise en conformité ?

Si votre site est déjà en ligne, un premier point permet de savoir quelles pages et quels outils posent problème. Le plus simple est de commencer par un audit gratuit de votre site. Si vous préférez rédiger ou revoir des pages juridiques, l’option Rédaction d’une page est proposée à 70 € par page dans mon catalogue. Pour un projet neuf, tout peut être intégré dès la conception, sans surcoût de reprise.

Questions fréquentes

Un site vitrine sans formulaire doit-il respecter le RGPD ?

Les mentions légales restent obligatoires. Sans formulaire ni outil de mesure, les obligations sont limitées, mais dès qu’un outil dépose des cookies ou qu’une vidéo tierce est intégrée, il faut en tenir compte.

Google Analytics est-il interdit ?

Non, mais son usage exige un consentement préalable de l’internaute et un encadrement des transferts de données. Sa configuration doit être vérifiée au cas par cas.

Faut-il un délégué à la protection des données ?

Pour la plupart des TPE, non. Cette obligation concerne surtout les structures dont le cœur d’activité repose sur un traitement de données à grande échelle.

Dois-je modifier mon site à chaque changement de règle ?

Les règles évoluent peu sur le fond, mais vos outils changent. Une vérification régulière, par exemple dans le cadre d’une maintenance, évite les mauvaises surprises.

Vous doutez de la conformité de votre site actuel ? Réservez un appel gratuit de 30 minutes et nous regardons ensemble ce qui doit être corrigé en priorité.

Écrit par

Volta Studio

Développeur web indépendant à Marseille depuis 2017. J’écris ici les réponses aux questions que mes clients me posent.

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